Une naissance pas comme les autres – 3ème partie

Je vous ai raconté les premières vingt-quatre heures suivant la naissance de Lila la petite ânesse ce 10 mai dernier. Ce récit ne serait pas complet si je ne vous parlais pas de la visite de la vétérinaire. Je l’ai faite venir pour tarir Gribouille et pour administrer à Lila ses premiers sérums afin de booster les anticorps. Elle en a profité pour contrôler sont rythme cardiaque car j’avais remarqué que les battements de son cœur s’accéléraient parfois et qu’ils devenaient alors extrêmement bruyants. La vétérinaire n’a pas établi de diagnostic sur ce problème, affaire à suivre.

Mercredi 12 mai

Les deux jours qui suivent sont rythmés par les biberons et par l’observation de l’état général de Lila tant au niveau de son mental que de son transit intestinal, de son sommeil, etc. Tout étant plutôt stable, je bénéficie d’un peu de répit.

Je commence progressivement à espacer les biberons de Lila. De toutes les demi-heures nous passons à toute les heures et demi. Bien entendu, j’augmente les quantité par tétée. A midi, j’arrête le colostrum.

Comme le soleil brille, j’en profite pour sortir Lila dans la cour afin qu’elle profite tant de la luminosité que de la température.

Pour cette troisième nuit, je décide améliorer mon couchage : bottes de paille, couvertures, oreiller et … wifi !

Photo prise dans le box. La petite ânesse du Poitou est allongée sur la paille, une couverture rose sur elle. Le long du mur, quelques bottes de paille forment une couche sur laquelle dort Nathalie, elle aussi enveloppée dans une couverture.

Jeudi 13 mai

Tous mes enfants sont à la maison pour ce long week-end de l’Ascension. Quand ils me proposent de se relayer pour les biberons de la nuit, je suis aux anges, une vraie longue nuit s’annonce. Waouh, quel gros dodo en perspective !

Je continue d’espacer les biberons progressivement pour en fin de journée n’en donner plus que toutes les trois heures.

Nathalie,, assise sur une couverture posée sur les bottes de paille donne le biberon à Lila, la petite ânesse du poitou

Vendredi 14 mai

Vendredi matin, je reçois un message de mon amie Tam de “Bulle et Colibri – Humains et Animaux – Centre Bol d’Air Jacquier® agréé” m’annonçant qu’Isabelle du Centre Équestre de la Loge à Flacey-en-Bresse a une jument qui vient de perdre un poulain. Cette situation complètement improbable sera peut-être l’occasion pour Lila de bénéficier d’une alimentation plus adaptée à ses besoins mais également d’une vie plus normale. Cela permettrait également à Perla, la jument de faire profiter du lait qu’elle continue de produire en poursuivant son rôle de maman.

J’appelle donc Isa qui, pour la petite histoire, est une amie de formation équine. En effet, nous étions à l’école ensemble dans la Loire lorsque nous avions 15 ans. Nous nous sommes retrouvées lorsque arrivant de Haute-Loire je me suis installée en Bresse il y a presque 9 ans.

Après lui avoir expliqué la situation, Isa est partante pour chambouler ses journées et tenter l’aventure avec moi : merci, merci , merci !!!

Nous voilà partis Kevyn, Lora et moi pour conduire Lila au Domaine de la Loge dans un véhicule pas vraiment étudié pour les équidés mais qui lui permet d’être bien calée contre moi et de limiter son stress.

Petite ânesse noire avec son licol dans le coffre d'un Dacia Duster, Nathalie à ses côtés

Arrivés au Domaine de la Loge, nous présentons Lila à Perla dans un grand box sécurisé. Nous attendrons 13h, l’heure prévue pour le biberon pour faire le premier essai.

Perla est très réactive. Dès la première tentative, elle offre spontanément l’accès à ses mamelles. La difficulté est que Lila a des problèmes de ligaments qui ne lui facilitent pas la génuflexion. Elle ne sait pas non plus aller chercher les tétines. C’est donc plutôt dans ma main qu’elle boit ce lait qu’elle paraît apprécier, ce qui permet de soulager les mamelles de Perla.

J’effectuerai de nouvelles tentatives toutes les trois heures jusqu’à 22h. Je pose alors mon baluchon dans les écuries de la Loge afin de passer la nuit auprès de Lila. Je pourrai ainsi lui donner les biberons que j’aurai préalablement préparés en trayant Perla et en récoltant son précieux lait.

Samedi 15 mai

Samedi matin, ce sont Kevyn et Nathan qui me rejoignent à Flacey. Nous essayons tous les trois de faire téter Lila… toujours sans succès.

Je sens que Lila se fatigue et que Perla commence à en avoir ras la croupe ! Je prends la décision de ne pas insister, nous ramenons Lila à la maison.

Même si je suis déçue et frustrée par l’échec de cette tentative d’adoption, j’aurai vécu une expérience très riche en relation humaine durant laquelle j’ai pu apprécier le soutien de chacun.

Les stages B.A.-b’ânes en présentiel sont de retour !

Les stages B.A.-b’ânes en présentiel sont de retour ! Le précédent avait eu lieu le 30 août 2020.

L’idée, c’est vous qui l’avez eue. Comment ? En me parlant de vos compagnons aux grandes z’oreilles, des difficultés que vous rencontriez, en me posant des questions sur ce bel animal qu’est l’âne.

C’est vrai que face au comportement de son âne, on vit parfois de grand moments de solitude ! Et pour rompre cette solitude, pourquoi ne pas se réunir afin d’échanger nos vécus et vous faire profiter de mon expérience pour avancer ensemble dans la connaissance de l’âne ?

LEAFLET STAGE B-A B'ÂNE
Primo stage autour de l'âne
Mieux connaître l'âne avant une acquisition ou simplement mieux comprendre votre compagnon afin de mieux s'en occuper et renouer une relation avec nos grandes oreilles.
La journée : 50€

Un stage, oui, mais pour qui ?

Ce stage s’adresse à tous les adultes qui souhaitent :

  • acquérir un âne,
  • mieux comprendre leur « grande z’oreilles »,
  • mieux connaître ce magnifique équidé…

Combien cela coute-t’il ?

Le prix de cette journée de stage s’élève à 50,00€. Vous apportez votre repas, je m’occupe du café et de l’apéro !

Prochain stage « B.A.-b’âne » : Dimanche 29 août 2021

Le prochaine édition se déroulera Dimanche 29 août, de 9H00 à 17H00. Afin que chacun puisse manipuler les ânes, les places sont limitées, pensez à vous inscrire rapidement.

Pour cela, rien de plus simple, vous cliquez sur le bouton ci-dessous, vous réglez-votre stage, je vous contacte et vous communique les informations complémentaires nécessaires.

A très bientôt à Sagy.

Une naissance pas comme les autres – 2ème partie

Souvenez-vous, je vous ai présenté lors d’un précédent billet Lila, petite ânesse du Poitou née le 10 mai dernier dans des conditions très particulières. Je vais tenter de vous raconter comment se sont passées ses premières vingt-quatre heures.

Lundi 10 mai – 23H00

Lila est née depuis maintenant une heure. Le cordon ombilical est coupé. Comme sa maman est toujours couchée, j’imagine que Lila l’a elle-même arrachée aussi, le cordon à été coupé trop court… affaire à suivre.

Mardi10 mai – 0H00

Lila ne se lève toujours pas. En revanche, sa maman se lève enfin. Elle expulse le placenta, yes !!! C’est une bonne chose. J’en profite pour rentrer tout ce beau monde au box.

Mardi 10 mai – 1H00

Malgré de nombreuses tentatives pour se lever, Lila est toujours couchée. Je trais Gribouille, transvase le lait dans une bouteille sur laquelle j’ai fixé une tétine et donne un biberon à Lila. Ce sera la seule traite que Gribouille me laissera faire, je continuerai donc les biberons avec du lait d’ânesse que j’ai en stock ainsi qu’avec le colostrum de vache que m’avais donné mon voisin.

Mardi 10 mai – 1H30

Biberon. Je m’installe un couchage de fortune dans le box.

Mardi 10 mai – 2H00

Biberon. Nous avons trouvé le bon compromis pour que Lila se lève pour téter. Je lui soulève les fesses, elle fait le reste. La technique n’est pas très académique mais elle a le mérite de fonctionner.

Mardi 10 mai – 2H30

Biberon.

Mardi 10 mai – 3H00

Gribouille devient agressive envers Lila, je dois la sortir du box. Biberon.

Mardi 10 mai – 3H30

Biberon. Lila se lève pour la première fois. Je continuerai à lui donner des biberons toutes les demi-heures jusqu’à 22H.

Lila, bébé ânesse noire, museau blanc, sur ses 4 pattes dans son box, paille au sol

Mardi 10 mai – 4H00 puis 4H30

Un biberon à 4H00, l’autre trente minutes après..

Mardi 10 mai – 5H00

Lila fait son premier caca, le méconium. C’est signe que son système digestif fonctionne. Biberon

Mardi 10 mai – 5H30, 6H00, 6H30, 7H00… 11H30, 12H00

14 biberons (un toute les demi-heures). Lila fait son premier pipi, la vessie fonctionne aussi. J’en profite pour lui faire faire sa première sortie en extérieur.

Mardi 10 mai – 12H30, 13H00, 13H30, 14H00… 21H30, 22H00

20 biberons de plus. Lila vient de passer sa première journée. Elle a bu un peu plus de cinq litres de lait d’ânesse ainsi qu’un litre de colostrum de vache.

Et la suite ?

Même si cela fait énormément de travail et de choses à gérer, je vais devoir prendre le temps de me poser pour mettre en place un protocole d’alimentation spécifique pour jeune ânon ainsi qu’un suivi médical. Je vais également devoir me pencher sur la sociabilisation de Lila puisque je suis son seul repère… J’ai du pain sur la planche mais c’est promis, je prendrai le temps de vous décrire tout ça

Une naissance pas comme les autres

C’est lundi 10 mai à 21H45 que Lila, ânesse du Poitou a décidé de rejoindre la tribu L’Âne à Nath.

Cette année, c’était au tour de Gribouille, ânesse aussi facétieuse qu’affectueuse d’être maman. Aujourd’hui âgée de cinq ans, elle est ma première ânesse du Poitou née à la maison.

C’est en mars 2020, au tout début du confinement que je l’ai amenée à Supt, dans le Jura, chez l’étalonnier afin qu’elle y rencontre un baudet du Poitou afin de la faire saillir.

Des ânes du Poitou, dans un pré. Nathalie est en haut à les attendre

Gribouille fait une mammite

Début mai, Gribouille a déclenché une mammite (inflammation de la mamelle). Le stress monte, il ne faut pas que bébé arrive avant la guérison de la mamelle afin qu’il puisse téter. J’ai dans un premier temps effectué des soins alternatifs avec l’aide d’amis proches puis j’ai fait intervenir le vétérinaire. Sentant que la naissance pouvait être proche, Je devais trouver une solution pour que le futur bébé puisse recevoir du colostrum, lait des toutes premières tétées permettant de lui donner ses défenses immunitaires.

A La recherche du colostrum perdu

Branle-bas de combat, j’ai appelé des cliniques vétérinaires, des éleveurs d’ânes et de chèvres, je n’ai rien trouvé. Mes amis ont lancé un appel sur Facebook pour me mettre en contact avec des éleveurs de chevaux, toujours rien, pas de colostrum ! Jusqu’à ce qu’une autre solution me soit proposée : utiliser du colostrum de vache. J’ai alors pensé à mon voisin, éleveur de vaches charolaises qui heureusement en avait et qui a pu m’en a offert gracieusement.

La caméra

Comme le bébé doit téter dans les deux heures qui suivent sa naissance, j’ai décidé d’acheter une caméra pour surveiller Gribouille et être ainsi prête à nourrir le petit dès son arrivée au cas où sa maman ne pourrait le faire, à cause de la douleur.

C’est en soirée que je suis allée installer cette caméra et que j’ai découvert que la mise bas avait commencée, deux petites pattes avaient fait leur apparition.

La naissance

Souhaitant intervenir le moins possible, j’ai orienté la caméra de façon à pouvoir suivre le déroulement de la naissance depuis la maison.

La mise bas prenant trop de temps, je suis allé aider Gribouille. Une demi-heure après, une ânesse était née.

Gribouille épuisée et ayant mal s’est trouvée dans l’incapacité de s’occuper de son petit, le lien d’attachement maternel n’a pu se faire : Gribouille rejetait son bébé

J’ai dû alors prendre le relais de la maman et nourrir Lila avec le colostrum que m’avais donné mon voisin mélangé à du lait d’ânesse que j’avais en stock.

3ème confinement : click & collect opérationnel

La nouvelle est tombée samedi soir, “seuls les commerces alimentaires ou proposant la vente de plantes, fleurs, graines, engrais, semences et plants d’espèces fruitières ou légumières sont autorisés dans les marchés ouverts ou couverts” (article 38 du décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020 modifié par le décret n°2021-384 du 2 avril 2021). Je ne pourrai donc, durant ce mois d’avril, participer aux différents marchés de producteurs auxquels j’étais inscrite.

Photo de Nath et Claude sur le stand l'Âne à Nath au marché de producteurs de Romenay, le 7 février 2021

Même si tout cela me parait incompréhensible, je vais concentrer mon énergies sur d’autres choses que je peux faire et, dans un premier temps, vous rappeler que le Click & Collect fonctionne toujours.

Logo Click and Collect de l'Âne à Nath

Pour que ce soit simple d’utilisation pour vous comme pour moi, j’ai choisi d’utiliser une plateforme solidaires qui favorise le commerce local :

Logo Fairemescourse.fr

Cette initiative est 100% bénévole, c’est une action solidaire lancée par des citoyens au début de la crise du COVID. Elle ne collecte ni vos données personnelles, ni les miennes.

Vous pouvez donc retrouver l’ensemble de ma gamme et passer vos commandes en cliquant ICI pour le Click & Collect ou en cliquant là pour vous faire expédier vos savons.