L’Ain de ferme en ferme 2023

Deux jours pour découvrir le meilleur de nos terroirs, voilà ce que vous propose L’Ain de de ferme en ferme.

En visitant notre ferme vous découvrirez comment j’élève mes ânes et confectionne à la main mes savons en saponification à froid. Venez à la rencontre de notre monde, de notre éthique de travail et de notre engagement pour la cause animale.

L’Ain de ferme en ferme, c’est quoi ?

Les agriculteurs vous ouvrent les portes de leurs exploitations pour vous faire découvrir leur métier, leur environnement et surtout, leur passion pour une agriculture durable, solidaire et diversifiée.

Lors de ces deux journées, vous pourrez rencontrer des producteurs passionnés qui vous expliqueront tout de leur savoir-faire. Vous pourrez ainsi retrouver le goût du vrai à travers des rencontres inoubliables avec des acteurs de la production locale, respectueux de la nature et de ses ressources.

Comment participer ?

Pour participer à cette aventure, il vous suffit de suivre les panneaux « De Ferme en Ferme » qui relient les fermes d’un même circuit. L’épouvantail, symbole de cette manifestation, vous indiquera que vous êtes bien arrivés.

Au programme

Visites guidées, dégustations, démonstrations et rencontres avec des agriculteurs passionnés, vous découvrirez ainsi les différents produits du terroir proposés par les producteurs locaux et pourrez échanger avec eux sur leur démarche, leurs pratiques et leurs valeurs.

Quand est-ce ?

Les horaires d’ouverture sont de 10h à 18h le samedi 29 et le dimanche 30 avril 2023, pour permettre au plus grand nombre de découvrir les richesses de notre terroir. Cette manifestation est une véritable invitation à vivre une expérience unique et enrichissante, pour une nouvelle approche de la consommation responsable.

Pour conclure…

Alors, n’hésitez plus et venez découvrir le meilleur de nos terroirs lors de ces deux jours exceptionnels. Une belle opportunité pour redécouvrir le lien qui nous unit à la terre et aux producteurs locaux. Bonnes visites à tous !

Gribouille, notre ânesse du Poitou va dans le Jura

Ce week-end, nous avons emmené Gribouille, notre ânesse du Poitou dans les montagne Jurassienne. Elle y passera quelques semaines en compagnie de Balthazar, un magnifique mâle du Poitou aux grandes dreads.

Les ânes du Poitou de Supt, dans le Jura

Le retour de Gribouille est prévu fin mars ou fin avril. Le plus difficile est de laisser son ânesse entre d’autres mains.

Heureusement, nous n’avons plus que 58 jours à patienter avant son retour parmi les siens 😊

Une naissance pas comme les autres

C’est lundi 10 mai à 21H45 que Lila, ânesse du Poitou a décidé de rejoindre la tribu L’Âne à Nath.

Cette année, c’était au tour de Gribouille, ânesse aussi facétieuse qu’affectueuse d’être maman. Aujourd’hui âgée de cinq ans, elle est ma première ânesse du Poitou née à la maison.

C’est en mars 2020, au tout début du confinement que je l’ai amenée à Supt, dans le Jura, chez l’étalonnier afin qu’elle y rencontre un baudet du Poitou afin de la faire saillir.

Des ânes du Poitou, dans un pré. Nathalie est en haut à les attendre

Gribouille fait une mammite

Début mai, Gribouille a déclenché une mammite (inflammation de la mamelle). Le stress monte, il ne faut pas que bébé arrive avant la guérison de la mamelle afin qu’il puisse téter. J’ai dans un premier temps effectué des soins alternatifs avec l’aide d’amis proches puis j’ai fait intervenir le vétérinaire. Sentant que la naissance pouvait être proche, Je devais trouver une solution pour que le futur bébé puisse recevoir du colostrum, lait des toutes premières tétées permettant de lui donner ses défenses immunitaires.

A La recherche du colostrum perdu

Branle-bas de combat, j’ai appelé des cliniques vétérinaires, des éleveurs d’ânes et de chèvres, je n’ai rien trouvé. Mes amis ont lancé un appel sur Facebook pour me mettre en contact avec des éleveurs de chevaux, toujours rien, pas de colostrum ! Jusqu’à ce qu’une autre solution me soit proposée : utiliser du colostrum de vache. J’ai alors pensé à mon voisin, éleveur de vaches charolaises qui heureusement en avait et qui a pu m’en a offert gracieusement.

La caméra

Comme le bébé doit téter dans les deux heures qui suivent sa naissance, j’ai décidé d’acheter une caméra pour surveiller Gribouille et être ainsi prête à nourrir le petit dès son arrivée au cas où sa maman ne pourrait le faire, à cause de la douleur.

C’est en soirée que je suis allée installer cette caméra et que j’ai découvert que la mise bas avait commencée, deux petites pattes avaient fait leur apparition.

La naissance

Souhaitant intervenir le moins possible, j’ai orienté la caméra de façon à pouvoir suivre le déroulement de la naissance depuis la maison.

La mise bas prenant trop de temps, je suis allé aider Gribouille. Une demi-heure après, une ânesse était née.

Gribouille épuisée et ayant mal s’est trouvée dans l’incapacité de s’occuper de son petit, le lien d’attachement maternel n’a pu se faire : Gribouille rejetait son bébé

J’ai dû alors prendre le relais de la maman et nourrir Lila avec le colostrum que m’avais donné mon voisin mélangé à du lait d’ânesse que j’avais en stock.