Sauvetage d’un bébé lapin Rex

Il y a quelques jours, en allant nettoyer mes clapiers, j’ai vu qu’un des bébés lapins rex de la portée née le 8 avril était allongé sur le côté et ne bougeait quasiment plus. Il ne semblait blessé nulle part mais il n’avait plus la force de se tenir sur ses pattes. Je l’ai sorti du clapier et l’ai amené à la maison pour voir si je pouvais faire quelque chose pour lui. Dans un premier temps, je lui ai aménagé une caisse puis, comme ma chatte a mis bas il y a peu, j’ai essayé de le faire allaiter par cette dernière.

C'est pas mon bébé, ce truc avec de grandes oreilles.
C’est pas mon bébé, ce truc avec de grandes oreilles.

Le lapereau était-il trop faible pour téter ? La tétine de la chatte était-elle  adaptée à la bouche du petit animal ? Je n’en ai pas la moindre idée mais ça n’a pas fonctionné. Je suis donc allé préparer un biberon avec le lait de chaton en poudre qui me restait en laissant le lapinou sur le canapé sous la surveillance d’Hestia.

Ne bouge pas, elle va revenir.
Ne bouge pas, elle va revenir.

Est-ce que le goût lui convenait mieux, est-ce que l’embout était plus adapté ? Le lapereau a enfin pu s’alimenter. Je l’ai nourri ainsi quatre à cinq fois par jours pendant trois jours.

Ça fait du bien.
Ça fait du bien.

Petit à petit, le petit animal a repris des forces et à commencé à gambader dans sa caisse puis à en sortir. Une fois de plus, Hestia exerçait son rôle de gardienne du foyer en surveillant cette petite boule de poils.

Tu restes tranquille dans ta caisse, tu dois reprendre des forces.
Tu restes tranquille dans ta caisse, tu dois reprendre des forces.

Ce petit lapin ayant bien récupéré, il va maintenant retrouver son clapier que j’irai régulièrement contrôler pour voir s’il ne fait pas de rechute.

De retour parmi les miens
De retour parmi les miens

Des biberons pour une nouvelle portée de lapins Rex

C’est Lundi 8 avril au matin que Crevette, une de mes lapines Rex a donné naissance à sept mini-crevettes sans poil de couleur rose, rose tachetée ou noire.

Bébés lapins rex
Tous collés on se tient chaud

Comme lors de la portée de ma première lapine j’avais perdu la moitié des lapereaux, j’ai pris le parti de suivre de près les bébés. J’ai ainsi découvert que Crevette n’avait pas assez de lait pour alimenter tout ce petit monde. Afin de stimuler la lactation, j’ai ajouté à sa ration quotidienne des vitamines et de l’huile essentielle de fenouil.

Le deuxième jour, deux des lapereaux me paraissaient tellement maigres qu’ils ne pouvaient attendre que le résultat se fasse sentir: j’ai décidé de les nourrir provisoirement au biberon en leur donnant du lait pour chaton acheté à la pharmacie du village.

Miam-miam
Miam-miam

Comme le lapereau n’est pas tout de suite autonome, je devais comme le fait  maman lapin leur masser le bas ventre avant et après chaque biberon pour qu’ils puissent faire pipi. De plus, afin qu’ils ne se refroidissent pas pendant la prise du biberon, je les enroulais dans une feuille d’essuie-tout qui faisait également office de bavoir.

Quel magnifique rouleau de printemps
Quel magnifique rouleau de printemps

Comme le jour suivant les lapins ne me paraissaient plus en détresse, j’ai laissé la maman prendre le relais mais, Jeudi 11, je me suis rendue compte que l’intégralité de la portée n’avait pas suffisamment mangé. J’ai passé toute l’après midi à remplacer la maman pour faire avaler quelques gouttes de lait à chacun des sept lapereaux.

La maman semble désormais avoir pris la relève et les bébés arborent tous un joli petit bidon. Comme dans la chanson de Patrick Topaloff, ils ont « la peau du ventre bien tendue« . Je pourrai même rajouter « merci petit Jésus » car sur ce coup là, j’ai sans doute eu beaucoup de chance puisque la mère n’a pas rejeté les bébés manipulés et puisque le lait pour chaton n’a pas provoqué de coliques.

Aujourd’hui Dimanche, les bébés ont pris des poils et j’ai pu voir que cette portée était riche en couleur puisqu’il y a un lapereau noir, un écaille de tortue, deux dalmatiens et trois tricolores.

Nid de lapins
Nid de lapins

Dis Nathalie, de quoi sont composés tes savons ?

Vous savez grâce à »l’histoire d’une la petite bulle de savon » comment je fabriquent ces derniers mais, savez-vous précisément de quoi ils sont faits ?

Tous les savons se composent des mêmes éléments : un corps gras + un alcalin = savon + glycérine

La composition des savons

Une fois la saponification* terminée, il ne reste plus aucune trace de soude (sinon on dit que le savon est caustique et alors inutilisable pour la toilette). Pour arriver à fabriquer du savon, plusieurs possibilités existent:

  • la saponification a chaud
  • l’utilisation de bondillons de savon (issu de la saponification a froid ou à chaud) fournis par des fabricants
  • la saponification a froid

J’ai opté pour la saponification à froid qui est un processus sans chaleur ajoutée car elle présente l’avantage de me laisser la possibilité d’intervenir à tous les niveaux de la fabrication et car elle permet également de conserver sans les amoindrir les propriétés de chaque ingrédient.

En ce qui concerne les huiles, je n’en utilise que de première qualité  issues de l’agriculture biologique pour un plus grand respect de notre environnement mais aussi de notre corps. Il en va de même pour les additifs naturels (argiles, huiles essentielles,…) utilisés pour le soin, la couleur ou l’odeur. Mes savons sont disponibles à la rubrique « La Boutique« .

*Opération par laquelle une substance grasse se convertit en savon

L’histoire d’une petite bulle de savon – 5ème et dernier épisode

Voici le cinquième et dernier billet de la série “L’histoire d’une petite bulle de savon”. Lorsque vous aurez lu l’intégralité de cette mini-série, vous saurez comment je fabrique mes savons au lait d’ânesse.

Une fois ce temps de cure passé, j’emballe individuellement chaque savon.

Emballage et étiquetage de chaque savon
Emballage et étiquetage de chaque savon

Les savons sont prêt, je dois maintenant préparer vos commandes et les apporter avant 16h00 à la poste de Sagy afin que vous receviez votre colis dans les délais les plus brefs.

La Poste de Sagy
La Poste de Sagy

Bientôt, ce savon au lait d’ânesse sera utilisé et, frotté entre vos mains mouillées, il donnera naissance à une jolie petite bulle de savon «fait main» sans pour autant avoir eu besoin de l’ajout d’un quelconque produit issu de l’industrie pétrochimique.

Vous pouvez désormais, si vous le souhaitez, bénéficier d’un savon sans EDTA, sans huile de palme, sans parfum de synthèse ni agent moussant bref un savon naturel, fait main et respectueux de votre corps comme de la nature.

L’histoire d’une petite bulle de savon – 4ème épisode

Voici le quatrième billet de la série “L’histoire d’une petite bulle de savon”. Lorsque vous aurez lu l’intégralité de cette mini-série, vous saurez comment je fabrique mes savons au lait d’ânesse.

J’ajoute au mélange précédemment obtenu mes petits plus (argile, huiles essentielles, etc.)  qui donneront plus tard naissance à une belle bulle parfumée et verse le tout dans un moule en bois « fait main »

Mise en moule

La saponification se poursuit vingt-quatre heures dans le moule préalablement couvert afin de conserver la chaleur produite par cette réaction.

Savon fraîchement démoulé

Le savon ayant suffisamment durci, je peux maintenant le découper en pains de 100 grammes à l’aide d’un guide également fait maison.

Je dois désormais patienter au moins un mois pour que toute la soude et toutes les huiles se soient transformées et que le joli savon mûrisse et devienne bien dur, en bref que la saponification soit terminée.

Le savon est en cure pour 4 semaines minimum

À suivre…

L’histoire d’une petite bulle de savon – 3ème épisode

Voici le troisième billet de la série “L’histoire d’une petite bulle de savon”. Lorsque vous aurez lu l’intégralité de cette mini-série, vous saurez comment je fabrique mes savons au lait d’ânesse.

Pesage de la soude

Il existe plusieurs méthodes pour créer un savon, celle que j’utilise est la méthode ancestrale de la saponification à froid. J’ajoute donc doucement la soude au lait d’ânesse congelé et préalablement pesé en mélangeant délicatement afin que cette dernière se dissolve en totalité.

Lait d'ânesse congelé et soude
Ajout de la soude au lait d’ânesse congelé

Lorsque l’on verse la soude dans le lait d’ânesse (ou dans tout autre liquide), il se produit une réaction exothermique: le mélange peut alors  monter en température  jusqu’à 90° environ. Le fait d’utiliser du lait congelé évite qu’il soit altéré par une trop forte montée en température.

Soude et lait d'ânesse
Ce ne sont pas des îles flottantes dans de la crème anglaise…

Une fois la soude intégralement dissoute,  on obtient un joli liquide jaune poussin

Lait d'ânesse et soude ne font plus qu'un
…ni des œufs battus en omelette

Pour que la saponification (transformation des huiles et de la soude en savon) soit optimale, les huiles et la soude doivent avoir une température de 40°.

L’histoire d’une petite bulle de savon – 2ème épisode

Voici le deuxième billet de la série « L’histoire d’une petite bulle de savon« . Lorsque vous aurez lu l’intégralité de cette mini-série, vous saurez comment je fabrique mes savons au lait d’ânesse.

Pour faire du savon il faut

UN CORPS GRAS + UN ALCALIN = SAVON ET GLYCERINE

Pour le corps gras je n’utilise que des huiles uniquement végétales issues de l’agriculture biologique afin que notre petite bulle de savon ne soit pas abîmée par des pesticides toxiques. Pour l’alcalin, s’il s’agit d’une petite bulle issue d’un savon liquide, il faut de la potasse. Dans notre cas, comme elle est issue d’un savon dur, c’est de la soude.

Il faut ensuite l’intervention de la savonnière pour sélectionner les huiles en fonction de leurs propriétés.

Pesage des huiles

Une fois ces dernières choisies, une application informatique permet de calculer l’exacte quantité de soude nécessaire pour transformer les huiles en savon.

Comme je veux un savon doux, les huiles ne doivent pas être toutes transformées, il faut alors en rajouter de manière à ce que le savon soit surgraissé à 8% ou plus.

À suivre…

L’histoire d’une petite bulle de savon – 1er épisode

Voici le premier billet de la série « L’histoire d’une petite bulle de savon« . Lorsque vous aurez lu l’intégralité de cette mini-série, vous saurez comment je fabrique mes savons au lait d’ânesse.

Au commencement, il y avait une ânesse et son ânon.

Quanelle et Cadichon

Dès que son petit commence à brouter (Aux environs de 2 mois), l’ânesse est traite deux fois par jour.

Sans confiance, pas de lait

Mon ânesse me donne environ un litre de lait par jour jusque au sevrage de l’ânon (vers ses 8 mois). Comme ce lait ne se conserve pas, je le congèle quotidiennement.

À suivre…

 

Première traite

C’est aujourd’hui les deux mois de Cadichon, je vais enfin pouvoir traire sa mère. Les ânesses, contrairement aux vaches n’ont que peu de réserves de lait, elles le produisent au fur et à mesure et, si je souhaite qu’il m’en reste, je dois séparer durant quelques heures la maman de son ânon.

Un gros câlin avant la séparation.

Pour que Quanelle puisse me donner son lait, elle ne doit pas non plus être éloignée de son « fiston » qui doit rester dans son champ de vision car la sécrétion de l’ocytocine (hormone déclenchant la lactation) est provoquée par la stimulation de l’ânon. Ma mission de ce matin est donc de modifier mes parcs afin que je puisse séparer puis remettre ensemble nos deux ânes le plus facilement possible.

Dans un premier temps, je vais mettre Quanelle et Cadichon dans un autre parc afin de pouvoir déplacer celui qu’ils occupent actuellement et dans lequel ils ont mangé toute l’herbe disponible.

Tristan mène Quanelle vers un parc de transition.

L’aide des enfants n’est pas de trop car je dois enlever la clôture électrique et les piquets pour installer mes ânes dans une pâture qui dispose de suffisamment d’herbe  pour les nourrir quelques jours.

Le coup de main des enfants est bienvenu.

Pendant que nous nous attelons en famille à ce labeur, Cadichon se défoule en faisant des cabrioles,  en courant et en bondissant dans tous les sens.

Je suis rapide comme un cheval.
Je peux remplacer Jolly Jumper !

C’est amusant de le regarder faire mais ce n’est pas comme ça que le travail va avancer. Je dois finir de monter ma clôture et Claude doit brancher l’électrificateur car n’oublions pas qu’il s’agit de la première séparation de la maman et de son bébé et que je ne sais pas comment tout cela va se passer.

Planter les piquets de terre, raccorder à la clôture, mettre en marche et tester…

Il est midi et tout est prêt, je ramène Quanelle et Cadichon dans leur nouveau parc que j’ai coupé en deux afin de les séparer l’un de l’autre.

Cadichon, qui ne semble pas perturbé, broute tranquillement sous le regard attendri de sa maman.

Pour une première, je ne pouvais espérer mieux, chaque âne est de son côté de la clôture et aucun d’entre eux ne cherche à la franchir. Je n’ai plus qu’à jeter régulièrement un coup d’oeil sur le parc afin de m’assurer que tout se passe aussi paisiblement que maintenant et les laisser séparés jusqu’à la fin de la traite afin que Cadichon ne puisse plus téter.

Il est 15H30 et nos deux animaux semblent avoir bien vécu ce petit éloignement. C’est maintenant pour Quanelle comme pour moi l’heure de notre toute première traite. Je décide de laisser Quanelle libre de tout mouvement et m’installe tranquillement à ses côtés..

C’est bien assise sur mon petit tabouret que je me lance dans cette grande première.

Pour cette première traite assortie d’une douche au lait d’ânesse à cause d’un taon venu déranger Quanelle, j’ai pu tirer 250ml du précieux liquide mais une chose est sûre, j’aurai la peau douce.

Allez Quanelle, donne moi du lait s’il te plaît.

Quanelle ne faisant pas partie de la famille depuis très longtemps, il nous faudra un peu de temps pour que la confiance se renforce et que ma technique de traite soit plus efficace afin qu’elle m’offre de plus grandes quantités de lait.

Il est maintenant temps que Cadichon retrouve sa maman et profite à son tour, puisque c’est l’heure du goûter du lait de cette dernière.

Il est quatre heures, ah la bonne heure…

Biberon et promenade, les chèvres apprécient

Les chèvres boer que nous avons récupéré étant quelque peu faiblardes, la matinée commence par le biberon. En effet, la maman ne semblant pas donner beaucoup de lait, j’ai dû acheter du lait en poudre afin de donner au chevreau et à la chevrette deux biberons d’un litre par jour le matin comme le soir.

Si Heidi a compris rapidement comment téter, il n’en a pas été de même pour Hercule qui n’y arrivait pas. Heureusement, à force de patience, il a fini par comprendre et englouti ce premier biberon jusqu’à la dernière goutte.

Cet après midi, en compagnie de Manon, fille d’une amie venue me donner un coup de main pendant quelques jours, nous avons joué aux bergères en les promenant afin de les amener paître de l’herbe fraîche. C’est avec les rejets du prunier qu’elles se sont régalées.