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L'Âne à Nath

Le Petit Véage

85, route de la Buchaillère

71580 Sagy

03.85.72.60.69

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Terrain

Quelles merveilleuses tondeuses que Pénélope et Rimelle

Maman, maman, il y a une dame qui a appelé, elle m’a parlé de tes ânes et d’un terrain, j’ai rien compris, tu dois la rappeler.

C’est sur ces mots qu’un de mes enfants m’a accueilli hier lorsque je suis rentrée à la maison, après m’être occupée de refaire mes parcs. J’ai donc téléphoné au numéro indiqué et suis tombée sur une résidente de la commune qui m’a demandé si je n’étais pas en recherche de pâtures supplémentaires car elle s’était légèrement fait envahir par son herbe et que de belles tondeuses naturelles seraient les bienvenues. Je me suis alors rendue chez elle et ai découvert une belle prairie déjà clôturée dans laquelle j’ai décidé d’installer Pénélope et Rimelle que je suis allée chercher à la friche.

Pénélope et Rimelle quittent la friche

Pénélope et Rimelle quittent la friche

Une fois arrivée sur place, j’ai fait faire le tour du terrain à mes ânesses afin qu’elles repèrent la clôture, le point d’eau et les arbres qui les protégeraient tant de la pluie que du soleil.

Repérage du la clôture

Repérage du la clôture

Je suis restée quelques minutes afin d’observer le comportement des filles et, voyant que la seule chose qui les intéressait était de brouter tranquillement, je les ai laissées paître en paix.

Elle est pas belle la vie ?

Elle est pas belle la vie ?

Cette belle et appétissante parcelle devrait être nettoyée d’ici trois à quatre semaines.

Défrichage

Lorsque Claude et moi avons acheté notre ferme, elle comprenait en plus du terrain attenant un bois ainsi qu’une ancienne peupleraie devenue friche.

La friche est facilement repérable ! Imagerie ©2013 DigitalGlobe, IGN-France, Données cartographiques ©2013 Google

La friche est facilement repérable | imagerie ©2013 DigitalGlobe, IGN-France

Je m’étais alors dit qu’avec un peu de bonne volonté, d’huile de coude et quelques passages avec le gyrobroyeur j’en viendrais à bout.

Je suis la reine de la marche arrière.

Je suis la reine de la marche arrière.

La nature a été plus forte que moi: les broussailles ont gagné ! Mon bon vieux tracteur Bautz n’a pu, du haut de ses 34 cv obtenir le résultat que j’escomptais.

Broussailles

Pour le gyrobroyeur, c’est un peu trop touffu.

Heureusement, certains sont plus outillés que moi, le défrichage est même leur métier. Appelons les et laissons place à l’artillerie lourde, un jour cette friche deviendra prairie.

9 tonnes pour mes broussailles ? Aïe aïe aïe !

9 tonnes pour mes broussailles ? Aïe aïe aïe !

En cinq heures de temps, cinq mille mètres carré sont nettoyée, le résultat est impressionnant, les broussailles et les arbrisseaux ne sont plus que copeaux.

Il ne reste plus que la partie située sur la droite de la photo à nettoyer

Il ne reste plus que la partie située sur la droite de la photo à défricher.

Pour le reste, je dois patienter. En effet, les fortes pluies ont tellement détrempé le terrain que le tracteur ne pourra sans doute intervenir que cette hiver à l’occasion d’une forte gelée puis, une fois le défrichage achevé, il me faudra encore attendre le printemps pour labourer et enfin semer si je veux bénéficier d’une belle prairie pour les ânes.

Opération débroussaillage en famille

Avec une ânesse de plus, il faut de la pâture supplémentaire et, si je veux pouvoir profiter de la friche où j’avais cet hiver mené Apalou et Rimelle, je dois débroussailler. J’atèle le gyrobroyeur au tracteur et embauche un conducteur d’engins pour nous emmener à la friche.

Mon jeune conducteur se débrouille comme un chef.

Mon jeune conducteur se débrouille comme un chef.

Le gyrobroyeur est plutôt efficace mais le travail sera long si je veux débroussailler l’intégralité des deux hectares.

Je suis la reine de la marche arrière.

Je suis la reine de la marche arrière.

Pendant ce temps, les enfants ramassent les brindilles et herbes sèches puis les font brûler.

"Allumer le feu..."

« Allumer le feu… »

L’emménagement

Enfin nous emménageons à Sagy. Il faut désormais commencer les aménagements permettant de recevoir décemment les ânes et effectuer quelques travaux dans la maison afin de pouvoir y vivre aussi correctement que nos animaux.

Pour les humains, c’est un peu ambiance camping, notamment pour les enfants qui sont dans une grande pièce en attendant que l’on y monte des cloisons pour leur faire leurs chambres. Nous devons également rapidement creuser une tranchée d’environ 100 mètres de la maison jusqu’au portail afin de pouvoir être raccordés à la ligne téléphonique car nous sommes coupés du monde  puisque le réseau mobile connaît ici quelques faiblesses. En ce qui concerne le chauffage, nous garderons l’existant (électrique) auquel nous rajouterons un poêle à bois et verrons après un premier hiver si nous envisageons de partir ou non sur un autre système.

Pour les animaux, la priorité est le parc électrique, l’abri pour les ânes et la remise en état du poulailler afin d’y mettre quelques gallinacés.

En ce qui concerne le potager, nous ne sommes pas prêts d’avoir nôtre indépendance en matière de légume et cette première année risque d’être compliquée car la terre n’a jamais été travaillée. Elle est tellement lourde et argileuse que le motoculteur a rendu l’âme.

Quant au matériel agricole, nous aimerions pouvoir remettre en état le tracteur car le démarreur et l’alternateur du Bautz de 1964 laissé par l’ancien propriétaire semblent être « H.S. ».

Quoi qu’il en soit, si tous les travaux ne se font pas en un jour, qu’importe puisque nous nous sentons bien ici.

 

 

Exploration, découvertes et déchetterie

C’est entre Noël et le jour de l’an que nous décidons de passer quelques jours dans notre nouvelle demeure pour faire l’inventaire de la grange afin de commencer à trier les diverses choses que nous a laissé avec notre accord l’ancien propriétaire.

Les enfants s’en donnent à cœur joie dans l’exploration des lieux et s’amusent comme des fous avec leurs trouvailles pendant que les parents revêtent leur bleu de travail et commence à remplir le fourgon gracieusement prêté par une amie de divers objets afin de commencer les voyages vers la déchetterie.

Nous profitons également de ces cinq jours pour recevoir vendeurs de poêles et de fenêtres afin de faire établir les devis nécessaires à notre future installation prévue pour l’été 2012.

En dehors de ce sympathique travail, nous visitons les marchés de Noël régionaux riches en produits locaux.

C’est ici que nous fêtons en famille la nouvelle année.

Ce sera la Bresse Bourguignonne

C’est fait, en ce 18 novembre 2011 nous avons les clés de la maison. le projet d’exploitation se concrétise enfin et nous passons notre premier week-end façon camping sur place.

Le plus difficile est de chauffer la maison à l’aide des panneaux rayonnants et du vieil insert fatigué car l’isolation n’est pas terminée mais qu’importe puisque nous nous y sentons bien et qu’au bout de quelques heures la température devient (presque) agréable. Nous savons d’ores et déjà qu’au delà de la toiture nous devrons en priorité isoler les combles, changer les porte-fenêtres qui sont en simple vitrage, installer un vrai poêle à bois et faire établir un devis pour un chauffage géothermique.

Nous profitons de ces deux jours et demi pour visiter Louhans (71), la capitale aux 157 arcades de la Bresse Bourguignonne.

Louhans et ses 157 arcades

Louhans est située au sud-est du département de Saône-et-Loire en Bresse à 25 km de Lons-le-Saunier, 35 km de Chalon-sur-Saône, 85 km de Dijon et 150 km de Lyon ou Genève. La ville est idéalement située à proximité de grands axes de communication autoroutier (A39), voie ferrée ou réseau départemental (source : Wikipedia).

Mais le week-end a une fin et nous devons prendre la route pour rejoindre notre foyer Alti-Ligérien.

La Bresse ? Ça se précise !

Tout est tellement plus facile lorsqu’un terrain ou une maison ne plaît pas, il suffit de laisser tomber !

Mais je crois bien que cela risque d’être plus compliqué en ce qui concerne cette ferme bressane car cette maison nous a tapé dans l’œil. Nous avons donc jugé opportun d’effectuer une deuxième visite.

Au delà de son charme typique, les terrains et la grange permettent de démarrer rapidement l’activité même si dans l’idéal il me faudra attendre l’été 2012 afin d’avoir, je l’espère, mon diplôme en poche.

J’ai également contacté la mairie afin d’être sûre de pouvoir monter un élevage sans nuire au voisinage. La secrétaire de mairie nous a fait parvenir un plan cadastral mentionnant que le bâtiment d’élevage était distant de 62m de la maison la plus proche et que je respectais la réglementation locale obligeant une distance minimum de 50m.

Au niveau des premiers travaux à réaliser, il faudra refaire la toiture de la maison – nous avons donc fait établir un devis par un artisan local – puis, nous utiliserons ensuite cette maison comme résidence secondaire jusqu’en juillet ou août 2012 afin de savoir exactement comment nous comptons l’aménager. Aussi, après nous être entendus sur le prix, nous avons convenu avec le propriétaire de rencontrer le notaire début septembre afin de signer le compromis de vente. Commence donc l’établissement du plan de financement avec les rendez-vous dans les banques.

 

Et pourquoi pas la Bresse ?

Puisqu’il est réellement compliqué d’acheter un terrain, nous voilà repartis à la recherche d’une ferme. Consultation des petites annonces sur internet : une maison semble convenir à nos attentes, nous prenons rendez-vous et allons la visiter Dimanche 17 juillet.

Comme on peut le voir sur la photo ci-dessus, il s’agit d’une typique ferme Bressane. Elle se trouve sur un terrain d’environ deux hectares. Cela peut sembler un peu juste mais le propriétaire vends deux hectares supplémentaires situés à 500 mètres de l’exploitation. Face à la maison, une grange avec une écurie.

Un seul bémol à constater, la toiture qui est à reprendre mais, après discussion avec le propriétaire, un couvreur ira d’ici la fin de la semaine effectuer un devis afin de voir si malgré les travaux le projet est viable. Une fois ce devis effectué, il faudra alors contacter la mairie afin de savoir si l’implantation d’un élevage peut-être autorisée. Si tel est le cas, il ne restera plus qu’à rencontrer le banquier.

La suite au prochain épisode…

 

 

Il est compliqué de vouloir acheter un terrain agricole

Cela faisait longtemps que je n’avais pris la plume le clavier mais il faut dire qu’entre mes cours, les enfants et les stages professionnels,  j’ai été très occupée ces derniers temps. Le terrain sur lequel j’avais des vues étant un terrain agricole, j’ai pris rendez-vous avec le Maire de Beausemblant (Drôme) afin de lui exposer mon projet puis, comme il ne semblait pas opposé à l’idée de l’ installation d’un élevage d’ânes sur sa commune, j’ai envoyé la demande de certificat d’urbanisme à la mairie. La Direction Départementale du Territoire ayant deux mois pour me répondre, j’ai pu peaufiner mon projet.

La réponse n’arrivant toujours pas, j’ai à l’expiration du délais contacté la mairie afin de savoir si une décision avait été prise. La secrétaire a paru surprise que je n’ai rien reçu puisque le projet avait été accepté. J’ai donc approfondi le projet jusqu’à réception du fameux document qui m’informait du refus du certificat d’urbanisme. La secrétaire de la mairie s’était tout bonnement trompé de dossier lorsqu’elle m’avais communiqué l’accord.

Du coup, je suis obligée de reprendre mes recherches à zéro et, chat échaudé craignant l’eau froide, me mets à nouveau en recherche d’une ferme avec quelques hectares de terrain. J’ai pu visiter déjà trois maisons mais aucune ne convenait. Espérons que je trouve enfin mon bonheur.

 

Un terrain ? Et pourquoi pas

N’arrivant pas à trouver une exploitation agricole correspondant à mes besoins, j’ai décidé de regarder du côté des terrains à vendre et, suite à une petite annonce je me suis rendue aujourd’hui en voir un de 5,4 hectares dans le nord de la Drôme.

Le propriétaire actuel y cultive des abricots (environ 400 arbres) mais, pourquoi pas ?

Reprendre son exploitation en plus de l’élevage des ânes est une option à étudier.

L’emplacement me convient mais j’ai quand même quelques interrogations à lever :

  • Quid du nombre important de cailloux ?
  • Le maire serait-il d’accord pour que je puisse construire dessus ?
  • Quelles sont les contraintes qu’occasionne le gazoduc qui passe sur quelques mètres dans l’un des angles du terrain ?

 

Je dois donc me renseigner auprès de mes enseignants sur l’incidence de ces maudites pierres et sur la nature de ce sol sableux limoneux puis, si cela correspond à ma future activité prendre rendez-vous d’abord avec le maire puis ensuite avec les gens de Gaz de France.

La suite dans un prochain billet.

Foires, marchés et autres manifestations où me trouver

Voici la liste des prochaines manifestations où je serai présente:

 

  • Je serai présente vendredi 20 juillet au Marché des Saveurs Nocturnes qui se déroule pour la première fois à la Ferme du Sougey, à Montrevel-en-Bresse (01).

 

 

 

  • Retouvez moi jusqu’à la fin de l’été chaque premier mardi matin du mois au marché de producteurs de Joudes (71), face à la boulangerie.

 

  • Tous les jours : vente à la ferme sur rendez vous uniquement.

 

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